À première vue, rien ne change vraiment : les rayons ressemblent à ceux d’un Migros traditionnel, avec les produits habituels. Mais une fois le week-end arrivé, l’ambiance se transforme. Pour entrer, les clients doivent scanner leur carte de fidélité ou leur carte bancaire, puis faire leurs achats seuls grâce aux trois caisses automatiques disponibles.
Un supermarché nouvelle génération
Sur place, aucun employé n’est présent ! Seul un agent de sécurité veille au bon déroulement des courses, accompagné de caméras et de capteurs. Certains produits frais, comme les viennoiseries, ont toutefois disparu des rayons : leur vente nécessiterait la présence de salariés le dimanche, ce qui n’est pas autorisé.
Une innovation qui ne convainc pas tout le monde
Dès son ouverture, le magasin a attiré de nombreux curieux venus tester cette nouvelle expérience. Certains habitants étaient simplement intrigués, d’autres profitaient de l’occasion pour acheter les petits oublis du week-end (le pain du matin, le jus d’orange ou l’ingrédient manquant du repas). Mais les premiers couacs n’ont pas tardé : plusieurs clients ont eu du mal avec les caisses automatiques et ceux souhaitant payer en espèces ont dû repartir bredouilles.
Un concept qui se défend
Du côté des syndicats, le terme de « magasin autonome » fait débat. Ils rappellent que du personnel reste nécessaire en coulisses, notamment pour préparer le magasin avant l’ouverture du dimanche et assurer le rangement après le week-end. Migros Genève, de son côté, assure simplement répondre à une nouvelle demande des consommateurs et affirme être prête à ouvrir avec du personnel le dimanche si la loi venait à évoluer. Reste maintenant à voir si les Genevois adopteront durablement cette nouvelle façon de faire leurs courses.
